C'est la première sortie plaisance de l'année étant donné que le dimanche 19 octobre aucun plaisanciers ne s'étaient prononcés. A bord pour cette navigation on retrouve Flora, Sylvain, Gaël, Loïc et RoRo en skipper. Journée plutôt belle avec peu de vent, mais surtout beaucoup de houle et de courant. Des conditions qui vont s'avérer délicates.
Notre équipage se met au boulot pour préparer le bateau sous les consignes de RoRo: installations des voiles, des écoutes, aménagement du bateau, mise en place du moteur. Ce dernier va rencontrer des difficultés à démarrer. Le plein d'essence effectué, RoRo et LoLo essaient tant bien que mal à le faire fonctionner. Mais problème, le moteur a un blocage de sécurité, impossible de l'allumer. Cela ne va pas faciliter la sortie du port vu le fort courant et le peu de vent qu'il y a. La situation est analysée par le barreur et avec une bonne propulsion du bateau la sortie est possible.
Notre équipage largue donc les amarres en fin de matinée pour sortir en mer. Le vent est faible mais bien orienté pour une sortie travers au vent malgré la houle de sud qui s'échoue sur la digue du port. Arrivée entre les deux phares, le vent commence à osciller et faiblir et Syldo 2 se retrouve face au vent et face au courant. Le bateau recul et devient de moins en moins man½uvrable: manque de propulsion, le courant nous déporte. Ça sent pas bon, et en effet le voilier va se faire aspirer par le contre courant créé en bout de digue. La situation devient délicate, le vent devient absent et le courant déporte l'embarcation sur la digue. Avec habileté Loïc placé au poste de numéro 1 arrive tant bien que mal a faire empanner le bateau de la digue qui cogne contre cette dernière. Mais le courant continue de plus belle à bloquer le bateau sur la jetée. Tout le monde ½uvre à amortir les chocs du bateau sur la digue en attendant une situation propice pour border les voiles et s'écarter de ce tas de rochers. Après 5 min à taper dans les cailloux, un faible vent permet à RoRo de relancer le navire et de s'écarter de l'obstacle, le retour à quai est donc possible.
Arrivé à terre l'équipage un peu secoué reprend ses esprits en repensant à ce tourbillon infernale qui a surpris notre skipper et tout l'équipage. Tout le monde a bien réagi et a gardé son calme face à cette situation compliquée. L'heure est ensuite à la constatation des dégâts lors du grutage du bateau. Seulement des dégâts superficiels, les plus gros chocs ont eu lieu prés de l'étrave du bateau. Un coup de mastic polyester va être nécessaire.
Plus de peur que de mal dans cette petite mésaventure. Comme toute épreuve il est bon dans tirer une leçon. Le moteur, le vent qui tombe, le courant et la houle trop forte ont eu raison de nos plaisanciers. Mais une sacrée expérience qui fait partis des aléas de la vie de marin et qu'il faut malheureusement traverser parfois. Mais nos amis plaisanciers ne comptent pas en rester là!
"L'équipage et la bateau saints et sauf!"



